Chapitre 1:
Coup de vent et cheveux bruns
1852, Canada, aux alentours de Beaver Creek.
PDV d'Edward
- Allons chasser s'il vous plaît. Dis-je
- On arrive p'tit frère. On attend juste Rosalie qui ne veut pas salir son nouveau corselet, alors elle est en train de mettre sa robe émeraude. Me répondit Emmet.
- Alice et Jasper viennent ?
- Non, ils y sont allés ce matin.
- Carlisle et Esmée ?
- Non plus.
- Suis prête. Annonça Rosalie qui venait d'apparaître sur le plancher.
- Allons-y. Lançai-je.
Nous partîmes tous trois en direction des bois enneigés de décembre. Il devait faire froid. Mais grâce à mon corps de vampire je ne sentais pas grand-chose. Emmet se volatilisa tout à coup, il devait avoir sentis quelque chose d'alléchant, et Rosalie s'élança à sa suite. Je continuai mon chemin dans le bois. Aucune odeur ne vint chatouiller mes narines. J'avançai d'une allure vampirique. Je ne sentais plus du tout les odeurs de Rosalie et d'Emmet. Je sentis tout à coup, deux odeurs se mêler, l'une était des plus banales mais l'autre m'ensorcelait, m'enivrait. Une odeur si pure, si tenante, si délicieuse. Je me précipitai dans sa direction. J'arrivai bientôt à l'orée du bois, devant moi s'étendait une grande prairie recouverte de neige. C'est là que je la vis. Une jeune femme, de longs cheveux bruns virevoltant avec le vent. Une déesse sur sa monture, un cheval noir à la robe luisante et à la crinière d'argent. La jeune femme portait une robe noir corbeaux qui se dissimuler avec sa monture, mais coupait sec avec la pâleur de sa peau. Une beauté aux lèvres rouges comme le sang ; à la peau blanche comme la neige et lisse comme le marbre. Elle montait en amazone, des lambeaux de tissu noir voletant à ses cotés. Quelque chose me frappa soudain. Autant chez l'Aphrodite que chez le bel étalon. Leurs yeux. D'une couleur ambre. Je compris alors la beauté surnaturelle de ces deux créatures. Des vampires. Elle devait avoir mordu sa monture pour ne jamais la perdre et cela avait marché. Un coup de vent passa dans ses cheveux et la délicieuse odeur de tout à l'heure m'enivra à nouveau.
Mettant fin à mes rêvasseries elle partit au grand galop et s'enfonça dans la forêt à une cinquantaine de mètre de moi. Le vent n'étant plus en ma faveur, j'attendais qu'elle réapparaisse. Je reçu un coup dans le dos qui me fit valser et m'aplatir dans la neige.
- Enfin Opium, il ne faut pas bousculer les gens comme ça. Dit une voix mélodieuse dans mon dos.
Un long hennissement suivit ces paroles. Je me relevai en un éclair et me retournai face à mes semi-inconnues. Elle était là. À l'ombre du bois ses cheveux étaient aussi noirs que sa robe. À coté d'elle se tenait l'étalon à la crinière d'argent, ses grands yeux dorés incandescents me transperçaient.
<< Chère amie, je ne veux pas t'ennuyer, mais ce jeune homme à l'air d'être comme nous. Du moins comme toi. >>
Le cheval avait pensé. Ce n'était pas étonnant, en revanche je l'avait entendu et ça c'était étonnant. Je tournai le regard vers la jeune femme. Et j'entendis le cheval de nouveau.
<< Il était en train de nous espionner. Tu ne vas pas le laisser comme ça. >>
- Alors, que faîtes vous ici jeune homme ? Me demanda-t-elle.
- Euh... Je vous... Je me promenais. Répondis-je.
- Et puis-je avoir votre nom ?
- Edward Masen Cullen. (Entre vampire chacun sait que le premier nom et celui d'origine et le second celui du clan)
- Vous êtes comme nous du moins comme moi.
Elle grimpa sur la selle du dénommé Opium et...
- C'est une jument. M'avertit-elle.
Comment avait-elle su ? Elle passa près de moi sur sa monture et fit quelques foulées dans la neige avant de se retourner.
- Au revoir Mr Cullen. Ce fût un plaisir. Me salua-t-elle.
- Au revoir.
Elle commença à partir au petit trot. Revenant à moi je courrai derrière elle.
- Quel est votre nom ? M'égosillai-je.
- Isabella Swan.
Isabella. Je ressentais déjà cet étrange émotion envers elle. Mon ange se nommait Isabella. Je la regardai s'éloignai au grand galop. Opium remuant la neige avec ses sabots aux crins d'argent. Je souhaitais de tout mon défunt c½ur qu'un jour le destin me permette de la revoir.
- Hé ! Edward !
Je me tournai et reçu une gifle dans la figure.
- Ne me fais plus jamais ça ! Non mais 33 km ! Et puis quoi encore ! Hurla Esmée.
- Esmée ? 33km ?
- Oui. Rugit-elle. Tu es parti à plus de 33 km de la maison. Mais qu'est-ce qu'il t'a prit ?!
- J'ai senti une si bonne odeur. Il y avait une jeune femme et son cheval, enfin sa jument. Toutes deux sont des vampires. Expliquai-je
- Une jument ?! Enfin Edward c'est impossible. Ce n'est pas un humain. Elle ne peut...
- Je te dis que c'était une vampire. J'ai même entendu ses pensées.
Je la regardai dans les yeux. Ella avait le regard inquiet et je lisais sur son visage l'incompréhension qui la submergeait. Je passai à coté d'Esmée et filai en direction de la maison. Je croisai le regard furieux de Rosalie mais celui-ci s'évanouie lorsqu'il rencontra le mien. Je filai à vitesse vampirique et me retrouva une quinzaine de minutes plus tard devant chez moi. J'ouvrai la porte et tombai nez à nez avec Alice.
- Mais que faisais-tu ? Et qui est ce cheval étrange à qui tu parlais ? Siffla-t-elle.
- J'ai rencontré une jeune fille. Isabella Swan et sa jument s'appelle Opium. Toutes deux sont des vampires. Toi au moins tu as vu la jument vampire. Esmée ne veut pas me croire. Répondis-je.
- Oui je l'ai vu. Mais je n'ai vu aucune jeune fille. Encore moins une vampire. Isabella Swan ? Elle habite par ici ?
- Je ne sais pas. Il faut que j'en parle avec Carlisle. Il en saura plus que nous sur les gens du coin.
- Il est en haut. Il commençait à s'inquiéter pour toi. M'informa-t-elle.
- Merci. Marmonnai-je.
Je montai à l'étage et frappai à la porte de Carlisle.
- Entre Edward. Me dit-il.
Je m'exécutai. Il était en train d'écrire. Il reposa son porte-plume et s'adressa à moi.
- Alors. Alice m'a dit que tu as rencontré une drôle de créature.
- Elle était magnifique. Rétorquai-je. Mais le plus magnifique c'est la vampire qui la chevauchait. Je me demandais si tu connaissais un Mr Swan.
- Le seul que je connaisse c'est un homme à l'hôpital. Cet homme à presque 83 ans. Il n'est pas immortel, lui. Ça femme est morte il y a deux semaine et il veut rejoindre celle-ci ainsi que sa fille.
- Sa fille ?! Hurlai-je presque.
- Euh, oui. Il l'a perdu il y a 50 ans. Elle n'avait que 17 ans. On n'a jamais retrouvé son corps...
- Je l'ai rencontré. Le coupai-je. Je pense. Comment s'appelait-elle ?
- Isabella Swan mais elle se faisait appeler Bella.
- C'est elle. C'est elle que j'ai rencontrée avec sa jument.
- Elle serait l'une des nôtres ?
- Oui mais où vit-elle à ton avis ?
- Aucune idée elle est censé être morte et le manoir de son père a été vendu par celui-ci et l'argent à été donné à l'église du coin. Elle doit être dans un clan c'est la seule solution.
- Elle ne m'a mentionné que Swan pas de nom de clan.
- Hum, dans ce cas elle est solitaire pour l'instant.
- Merci Carlisle
Je sortis de la pièce et filai dans ma chambre où je m'affalai sur le divan et me remémorai ma journée.
<< Oh, Bella. Isabella. Te reverrai-je un jour...>>
by Malicia